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Généralités :
Avant de partir, on croit que ça va être difficile d'obtenir les visas au fur et à mesure, on se pose beaucoup de questions et en fait, ça se fait très bien. Il faut juste anticiper un peu...
D'autre part, les adresses d'ambassades données dans les guide-book (le LP pour ne pas le citer) sont souvent fausses, il faut généralement vérifier en arrivant dans la capitale. Nous, nous avions préparé toutes les adresses avant de partir, inscrites sur un petit bout de papier plastifié. Ca nous a quand même bien aidé, c'était un repère pour mieux anticiper et savoir où nous allions faire nos demandes, savoir dans quelles villes il y avait une section consulaire, donc où nous devions passer impérativement.
Alors, avant d'expliquer la façon dont nous avons procédé, il faut savoir que nous avons voyagé entre février 2007 et avril 2008 et que les dispositions légales pour l'obtention des visas peuvent tout à fait avoir changé et probablement dans le bon sens car les pays d'Asie Centrale s'ouvrent de plus en plus au tourisme et cherchent de plus en plus à le favoriser.
Donc, la première des choses, c'est de ne pas prendre pour argent comptant ce qui suit.
Enfin, la procédure globale est toujours à peu près la même, que l'on fasse une demande auprès d'une ambassade étrangère dans son propre pays, ou que l'on fasse une demande à une ambassade étrangère dans un pays étrangers :
1- Contacter le service consulaire de l'ambassade (ou le consulat) du pays où l'on veut se rendre ou passer directement (c'est mieux quand on ne parle pas couremment la langue de référence) ; recueillir le formulaire de demande de visa, s'assurer des horaires et jours de dépôt et de retrait (souvent différents) des dossiers, des horaires d'ouverture, de la somme à payer et du moyen de paiement, des conditions particulières (lettre d'invitation LOI, justificatif de fin de séjour (tel que ticket transport retour, visa pays suivant...), autre).
2- Déposer le formulaire après l'avoir complété,sgné daté. Joindre toutes les pièces qu'ils demandent (habituellement : 1 ou 2 photos d'identité, la photocopie de la page du passeport où il y a la photo et aussi parfois celle du visa du pays dans lequel on est, le passeport et le reste si demande particulière). Effectuer le paiement si ils le demandent (mais c'est le plus souvent quand on revient chercher le passeport).
3- Attendre de 24h à une semaine, rarement plus (le délais dépend de chaque pays, de chaque ambassade, du visa souhaité) Il existe souvent une
procédure accélérée qui coûte toujours plus cher que la procédure classique. A chacun de chosir en fonction des ses impératifs et de ses moyens. Parfois, c'est moins cher de payer la procédure
d'urgence que de payer 5 nuits de plus dans un hôtel d'une capitale de pays (où se trouve généralement le service consulaire de l'ambassade).
Pendant cette période, on n'a pas son passeport, une photocopie pour soi est souvent bien utile.
4- Venir chercher son passeport avec son nouveau visa (vérifier les dates) et payer (parfois, on paye avant). Le paiement se fait souvent en USD ou
en monnaie locale.
En Asie Centrale, les dollars doivent impérativement être nickels (pas de taches, pas effacés, pas de plis, pas de déchirures et pas trop
vieux), donc au préalable, en bureau de change ou ailleurs ou en banque, il faut accepté uniquement les billets "propres" ; dans les banques et partout, ils le savent et les changent
généralement sans problèmes, avec un petit rire moqueur...
En Asie du Sud Est, c'est nettement moins important, ils
prennent en général n'importe quel billet vert sauf s'il est vraiment en mauvais état.
Bref, reprenons, le paiement peut aussi parfois se faire au guichet, ou à la "caisse" du service consulaire, ou dans une banque (pour les extensions notemment), ça dépend...
On peut aussi se faire envoyer le passeport. Mais il faut une adresse fiable et une bonne confiance dans les services postaux. En France, ça va.
Mise en pratique au cours de notre parcours:
- Turquie :
Passeport, pas de
visa.
- Iran
Visa 1 mois demandé en France, obtention en ? (me souviens plus...).
Extension de 15
jours auprès des autorités iraniennes (la police des étrangers) à Shiraz. (On peut demander une extension de 1 mois ; En théorie, il la délivre moyennant que le visa se termine dans les 5
prochains jours. A Esfahan ils n'ont pas accédé à notre demande pour cette raison ; mais à Shiraz, on a argumenter, et ils ont accepté assez facilement finalement).
- Ouzbékistan :
Visa 1 mois demandé
en France, validité de 1mois ½. Au moment de notre passage, on était sensés dormir au moins toutes les 3 nuits dans un hôtel agrée pour recevoir des touristes qui s'occupe de déclarer ses clients
étrangers auprès des autorités. Ca ne semble pas si grave de ne pas respecter cela, mais il faut qd même que tu ais quelques reçu d'hotels à montrer en cas de contrôle et dans la vallée du
Fergana, ils ont effectivement été plus regardants et nous avons connu deux contrôles.
- Turkménistan :
Visas de transit 7
jours (c'est une largesse accordé à ceux qui voyagent à vélo entre autre ou qui baratinent).
C'est possible d'obtenir un visa de tourisme de 1 mois, mais qd nous y étions, il fallait le demander dans son pays d'origine, attendre au minimum 1 mois et souvent deux ou trois mois car ils
sont très méfiants et très chiants. Pour ce visa, je crois qu'il fallait une lettre d'invitation (qu'on obtient auprès d'une agence de voyage, moyennant paiement). Mais avec un visa touristique
de 1 mois, il fallait obligatoirement être accompagné d'un chauffeur/guide...
Donc nous, on a demandé à l'ambassade turkmène de Téhéran puis de Mashad (Iran). En fait, on a déposé notre formulaire de demande à Téhéran et on s'est mis d'accord sur le fait qu'on irait chercher le visa à Mashad (où il y a une section consulaire) parce que le délais était trop long (10 jours). Finalement à Mashad, il a fallu qu'on re-remplisse le formulaire (qui n'était pas exactement le même) qu'on refasse les photocopies et qu'on redonne des photos d'identité. Mais le visa est arrivé rapidement, en 4 jours. Alors au final, nous ne savons pas si le fait d'être passé avant, à l'ambassade de Téhéran, a accéléré ou pas la procédure à Mashad. En tout cas, ça s'est bien passé.
Important :
nous avions le visa Ouzbek prouvant que nous allions quitter le Turkménistan et à cette époque (2007) c'était primordial. Et attention, au Turkménistan les dates d'entrée et sortie sont fixes et
il faut impérativement les respectées.
- Tadjikistan :
Finalement, on n'y est pas allé car on ne se voyait pas à ce moment faire la route du Pamir. Le seul autre itinéraire, à ce moment, était fermé aux étrangers voyageant hors groupe ou non accompagnés, car "grosse présence" militaire et zone dite "instable"... D'ailleurs, même la route du Pamir, ce n'était pas évident car il fallait un permis spécial qui prend du temps à obtenir et nous, nous étions à vélo, nous nous déplacions comme des tortues... Et pour le visa, les autorités exigeaient une lettre d'invit. (LOI). Donc voilà, on n'y est pas allé.
On regrette un peu. Après avoir traversé les montagnes Kirghizes, on a rêvé à celles du Tadjikistan. Mais il faut sans doute une logistique d'enfer ou un bon budget (visa, LOI, permis Pamir ou accompagnement). On y retournera un jour, ce doit être un pays superbe...
- Kirghizstan :
Visa 1 mois, demandé à Tachkent (Ouzbékistan). Obtenu en une journée, mais il faut se présenter dès le matin pour l'avoir dans l'après-midi et le guichetier était lunatique...
Pas d'enregistrement spécifique au bureau de l'OVIR, pas besoin de dormir en hôtel, pas de contraintes particulières à ce niveau.
Extension de 1 mois (c'est le maxi) demandé auprès des autorités (bureau de l'OVIR dit « bureau consulaire des affaires étrangères » dans le LP) à Naryn. C'est folklo pour le paiement qui se fait dans deux banques différentes (pour éviter la corruption ?), mais ça marche. Les tarifs avaient bien augmentés depuis la "Lonely Planet Bible"... (1100 som au lieu des 300 prévus...).
- Kazakhstan :
Visa 1 mois demandé à Tachkent (Ouzbékistan). Obtenu en 2 jours mais on ne sait pas pourquoi, on a eu de la chance : le garde qui gérait la liste d'attente nous a fait entrer immédiatement (devant 54 personnes notées sur sa liste...). De plus, contrairement à ce qui était alors demandé, la fille du guichet, après un coup de fil au patron, a accepté notre demande sans lettre d'invitation (LOI), sans justificatif de fin de séjour et sans bakchich (le garde non plus d'ailleurs).
Mais on n'a croisé que des gens qui ont beaucoup attendu pour ce visa...
Enregistrement à l'OVIR : Au Kazakhstan, quand nous sommes passé, il y avait flottement sur la nécessité ou non de s'enregistrer auprès de l'OVIR (en théorie dans les 3 jours). A la frontière d'entrée, on nous a délivré un "bon" en rapport avec cela et bien qu'on nous l'ait donné (ce qui suppose que ça doit bien servir à quelque chose), on nous a dit que ce bon ne servait à rien.
Redoutant les problèmes de communication des services administratifs de ces pays là, nous sommes allé vérifier l'information, en arrivant 7 jours plus tard à Almaty, auprès de l'ambassade Française qui n'était pas du tout au courant des démarches que doivent faire les touristes auprès de l'état Kazak...Humhum... Nous sommes donc allé directement au bureau de l'OVIR et le fonctionnaire en charge de cela ne s'est posé aucune question en nous voyant arriver. Il a pris nos passeports pour les enregistrer et nous a délivré, en fin d'après-midi notre "certificat d'enregistrement", apposé sur le passeport. On a noté lors de cette démarche qu'il y avait beaucoup de personnels d'agence de voyage qui étaient présents pour faire cette démarche au nom de leurs clients... Nous supputons qu'ils ne l'auraient pas fait si ça avait été inutile, mais bon, la logique... Quand nous avons quitté le pays, le certificat a effectivement été regardé, au même titre que le visa par les douaniers...
Alors, est-ce encore une démarche obligatoire ? Si non, tous les fonctionnaires du pays en sont-ils été informés ? Ont-ils reçu comme directive de finir le stock de souche de ces "certificats d'enregistrement", donc ils continuent ?... A chacun de voir...
- Russie :
Visa de transit 11 jours, demandé à Bichkek (Kirghizstan). Obtenu en 1 journée.
Aie Aie Aie... Financièrement ça fait mal (90USD/pers) et ne nous plaignons pas, c'est pire pour les américains USA... Habituellement le visa de transit dure 7 jours, mais pour des gentils lascards à vélo, ils acceptent de l'étendre à 11 jours ... Il ne nous semble pas que l'on ai payé cher pour l'avoir en une journée, c'était ça la démarche : un visa transit en une journée ou rien.
Visa touristique possible pour 1 mois, il ne coûte pas tellement plus cher (100USD dans notre souvenir), mais il faut une lettre d'invitation d'une agence agrée qui coûtait encore 20 autre petits USD...
- Mongolie :
Visa 1 mois demandé à Almaty (Kazakhstan), obtenu en 1 semaine parce qu'on avait le temps. On peut l'obtenir plus rapidement, mais ça coûte plus cher. On suppose que le type qui s'en est occupé s'est subtilement pris un bakchich d'environ 5 USD, mais sur le coup on n'a pas trop compris et quand on l'a questionné, il a commencé à remballer nos passeports et à les ranger dans ses affaires... Alors, on a payé.
Extension de 15 jours demandée à Ulaan Baator, on ne sait plus auprès de quel service, mais Ulaan Baator est une petite ville, on trouve facilement quelqu'un pour nous renseigner.
- Chine :
Visa 2 mois demandé à Ulaan Baator (Mongolie), obtenu en 1 semaine parce qu'on avait le temps. On peut l'obtenir plus rapidement pour plus cher.
Ambassade capricieuse, avec une jolie guichetière, froide autant que belle, qui a refusé de nous octroyer les 3 mois auxquels nous pouvions prétendre (prétexte : nous aurions dû faire la demande en France pour avoir 3 mois... mais à priori, c'est faux) et qui a refusé à des amis de rencontre, australiens, la délivrance du visa...Carrément... Elle a exigé d'eux, qu'ils passent par une agence de voyage! C'est totalement idiot, mais ils n'ont pas eu le choix et ont fini par obtenir un visa de 1 mois, pas plus, grâce à une agence qui a déposer le formulaire à leur place...
- Vietnam :
Visa 1 mois obtenu
à Kumming (Chine), en ... 1 ou 2 jours.
Ca y est, les choses commencent à être cool. Ambassade et guichetier non
stressants qui parlent français en plus !
- Laos :
Visa 1 mois, obtenu
à Hanoi en 1 jours.
Toujours cool, rien à voir avec l'Asie Centrale.
Tamponné pour 2 mois à la frontière (du coup, on est resté deux mois...) !!!!
- Cambodge :
Visa 1 mois,
demandé à Hanoi en 2 jours.
Toujours cool, facile, on ne le note même plus dans notre journal de bord...
- Thaïlande :
Passeport sans visa pour un séjour jusqu'à 90 jours. Et si on veut prolongé, il suffit de sortir du territoire avec n'importes quel visa de courte durée d'un pays limitrophe et re-entrer pour avoir à nouveau 3 mois, sinon, il existe des visas.
- Espagne :
Carte d'indenté Nationale pour les ressortissants de l'E.U. au moins.
Pour la premiere fois depuis le debut de notre voyage, a la douane (30.12.07), nous avons l'excellente surprise de recevoir une autorisation de sejour de 2 mois, au lieu du 1 mois annonce a l'ambassade au Vietnam.
ViengXai (31.12.07), tout pres de la frontiere, nous rapelle vaguement Ulaangom. Pas de yourthes bien sur, mais des grands espaces inoccupes. Et le calme.
Et les actions de deminages continuent encore de nos jours.
Les rizieres nous pourvoient en petits coins tranquilles, a l'abris des paillottes sur pilotis.
Nong Kiaw (08.01.08). Le long de la route, on traverse des petits hameaux tres simples ou les gens sont occupes a fabriquer les savants tissages de feuillage ou de branchages qui constituent les toitures ou les murs de leurs maisons, a exploiter le bamboo, a battre une graminee bien particuliere dont ils font des balais (vendus partout), a teindre les fils de soie, a les tisser ou a les broder, a laver ou se laver au point d'eau que World Vision Australia ou Action contre la faim a fait construire dans nombre de villages. Dans ces coins, peu de jeunes ont une 125cc et le soir, on voit les familles se regrouper autour de petits braseros, au pied de leur maison.
Ici, quasiment toutes les femmes portent la jupe lao (comme une jupe portefeuille longue, mais pas fendue) en cotton (la soie est
reservee aux grandes occasions), brodee esthetiquement. On s'apercevra au cours du sejour, a mesure que l'on descend
dans le sud du pays, que les jeunes filles se mettent progressivement a la mode "occidentale" (qui a subi
l'influence japonaise puis qui a transitee par la Chine) .
La vie semble se deroulee simplement mais heureusement et nous, nous sommes heureux de retrouver une ambiance aussi
sereine et filons en bateau a Luang Prabang.
Luang Prabang (09.01.08). Jolie ville aux architectures originales, balancees entre le bon vieux style colonial francais, les courbes etonnantes des temples et l'habitat traditionel local (bamboo, bois, vegetaux).
Bon, mis a part les restes de betes sauvages, a Phonsavan, il y a de mysterieuses jares en pierre, dont on ne connait pas l'origine et pas tres bien la fonction, mais elles sont tres anciennes (500 ans avant JC).
Quand au reste des bebetes...
...generalement, ils fuient avant qu'on ne les appercoivent.
Note : evitez la serie limitee des sacoches super hyper-lights (encore plus light que les lights) de chez Ortlieb, le materiaux n'est pas assez resisitant pour etre bien lontemps waterproof et meme boueurproof.
Frontiere Mongolie/Chine. Dans le train, nous jouons les espions industriels, epiant toutes les etapes du changement des essieux... Il est plus de minuit, dans un immense hangar, le Trans-mongolien repose sur des verins, a plus d'un metre du sol. Des ouvriers l'ont prelablement desolidarise de son systeme de roulement mongole et apportent ses nouvelles roues, chinoises. Les voies ferrovieres mongoles n'etant pas compatibles avec le systeme chinois, l'operation est executees a chaque franchissement de frontiere
Nous les voyons, le long des routes et sortant de chemins de montagne, charges de lourds fardeaux et se rendant aux marches des petites villes alentour.
Chaque soir, nous joignons une ville et dormons dans un hotel. Ce n'est pas difficile, car chaque bourgade a son hotel. Chaque soir nous retrouvons donc le bruit inherant aux petites villes chinoises. Les moteurs des vehicules indefinissables,
.../...